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Lieux & destinations

Le sommaire vivant du cluster : je découpe l'île en quatre visages (nord festif, ouest couchers de soleil, est lagons calmes, sud sauvage) et je t'envoie vers

Bon. Tu débarques, ou tu prépares ton séjour depuis ton canapé, et tu te retrouves devant une carte de l'île Maurice qui ressemble à un galet posé dans l'océan Indien. Petite, l'île. Trompeusement petite. Parce qu'entre le nord qui fait la fête, l'est qui aligne les lagons turquoise, le sud qui se prend des vagues dans la figure et l'intérieur qui grimpe dans les nuages, tu as en réalité quatre ou cinq pays dans un mouchoir de poche. Et la plupart des gens en visitent un seul, celui de leur hôtel, en croyant avoir vu Maurice.

Cette page, c'est ma boussole. Je te la donne pour que tu comprennes vite où tu mets les pieds, région par région, avant de plonger dans le détail. Je vis ici depuis des années, je connais les coins qui valent le détour et ceux qui te font perdre ta journée. Pas de brochure, pas de superlatifs d'office de tourisme : juste la logique du terrain. Ensuite, chaque coin a son guide dédié, plus fouillé, avec les vrais tuyaux et les chiffres que je refuse de balancer au hasard ici.

Le nord : là où ça bouge et où l'eau est facile

Si c'est ta première fois, le nord est probablement le meilleur camp de base. C'est le coin le plus vivant de l'île, et son cœur c'est Grand Baie, le QG du nord : restos, sorties, bateaux, une baie qui ne dort jamais vraiment. Juste à côté, si tu veux le même accès à tout mais avec le calme en plus, vise la presqu'île de Pointe aux Canonniers, coincée entre Grand Baie et Trou aux Biches. Et Trou aux Biches, justement, c'est pour moi la meilleure plage snorkeling accessible du nord : tu entres depuis le sable, tu mets la tête sous l'eau, et c'est déjà bon.

Plus haut, la route file jusqu'à la pointe de l'île et Cap Malheureux, sa fameuse église au toit rouge et sa vue sur les îlots qui flottent au large. Ces îlots, d'ailleurs, ça se visite : Coin de Mire, Île Plate et Îlot Gabriel en catamaran, c'est une des plus belles journées en mer que tu puisses t'offrir, à condition de choisir la bonne sortie.

L'est : le lagon carte postale

L'est, c'est la côte des cartes postales, celle des lagons impossiblement bleus. Belle Mare, la plus longue plage de la côte est, c'est du sable à perte de vue : tu marches, tu marches, et il y en a encore. Et puis il y a Île aux Cerfs, le lagon de carte postale par excellence. C'est splendide, mais c'est aussi le genre d'endroit où on te vend trois fois le prix la même sortie : dans le guide, je te montre comment y aller sans te faire plumer.

Le sud-est : le coin que les pressés zappent

Le sud-est, c'est mon chouchou pour ceux qui veulent gratter sous le vernis. Mahébourg, l'ancienne capitale, les touristes pressés l'ignorent, et tant mieux : c'est une ville authentique, avec son marché, son front de mer et son histoire. Juste à côté, Blue Bay et son parc marin offrent, à mon avis, le meilleur snorkeling du sud-est, dans une eau protégée où le corail est encore vivant.

Le sud sauvage : quand l'océan reprend ses droits

Change complètement de décor. Ici, plus de lagon protégé : l'océan tape direct sur la roche. Gris-Gris, Souillac et le sud sauvage, c'est la falaise, le vent, l'écume et la Roche qui pleure. On ne se baigne pas, on prend une claque visuelle. C'est brut, c'est puissant, et ça remet les idées en place après trois jours de transat.

L'ouest : couchers de soleil et montagne sacrée

L'ouest, c'est le côté qui regarde le soleil se coucher dans la mer. Flic en Flac et ses kilomètres de sable te donnent les plus beaux couchers de soleil de l'île, sans discussion. Et au bout, dressée comme une sentinelle, la montagne qu'on gravit : le Morne Brabant, classé à l'UNESCO, la montagne des marrons, ces esclaves qui s'y étaient réfugiés. La monter, c'est autant un effort qu'un devoir de mémoire. Côté masque et tuba, l'ouest et le nord regorgent de spots : je t'ai réuni les meilleurs spots de snorkeling accessibles depuis la plage dans un guide à part, pour que tu n'aies pas besoin de bateau pour voir des poissons.

Les hauteurs et l'intérieur : là où on oublie qu'on est sur une plage

Monte dans les terres et le thermomètre baisse, la végétation explose. Chamarel, la terre des 7 couleurs, réunit en une seule journée les dunes multicolores, une cascade et une rhumerie : le combo parfait. Plus au centre, Curepipe et le Trou aux Cerfs, la ville des hauteurs perchée autour d'un cratère de volcan endormi. Pour les jambes, les gorges de la Rivière Noire sont le poumon vert de l'île, le vrai terrain de rando. Et pour comprendre l'âme de Maurice, il faut passer par Grand Bassin, le lac sacré de Ganga Talao veillé par son géant Shiva : un lieu de pèlerinage qui te dit tout de la ferveur hindoue de l'île. Enfin, les amoureux de botanique se perdront des heures dans le jardin de Pamplemousses et ses nénuphars géants.

Port-Louis et les villes : le vrai visage mauricien

Beaucoup de visiteurs ne mettent jamais un pied à la capitale. Erreur. Port-Louis se visite en une matinée si tu suis le bon circuit, celui d'un local et pas celui des dépliants. Prends de la hauteur depuis la Citadelle, ou Fort Adélaïde : c'est le meilleur point de vue sur la ville et son port. Et surtout, ne repars pas le ventre vide : je t'ai listé mes cantines et tables validées à Port-Louis, celles où je mange vraiment. Côté villes des Plaines Wilhems, Quatre Bornes et son marché de la ville des fleurs valent le coup les bons jours : je te dis lesquels dans le guide.

Choisir sa plage, choisir sa saison

Deux questions reviennent tout le temps. La première : quelle plage ? Ça dépend de ce que tu cherches — baignade, snorkeling, farniente ou photo. J'ai donc classé les plus belles plages de l'île, par région et par usage, pour que tu ne perdes pas ton temps. La seconde : quand venir ? Là aussi, pas de réponse unique ; je te détaille la météo mois par mois pour viser la bonne fenêtre selon ce que tu veux faire. Et si tu veux vraiment comprendre l'île avant de la parcourir, fais un crochet par les cinq musées et sites d'histoire qui expliquent d'où vient tout ce métissage.

Le mot du passeur

Voilà ma carte, celle que j'aurais aimé qu'on me donne à mon arrivée. Le vrai conseil, c'est de ne pas t'enfermer dans une seule région. Maurice se mérite en bougeant : un jour le lagon de l'est, un autre les falaises du sud, un troisième les hauteurs dans la brume et un marché de ville. C'est ce contraste-là qui te fera dire, en repartant, que tu as vu l'île et pas juste une plage. Pioche dans les guides ci-dessous, chacun est écrit avec les pieds dans le terrain et sans t'inventer de chiffres pour faire joli. Le reste, l'océan s'en charge. Bon voyage, et fais-moi confiance : prends le temps.

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